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Lien d’écoute vers le podcast 

Tout être humain est riche de ses émotions et chacun les accueille à sa façon.

La société actuelle peut avoir tendance à les contraindre, à les lisser, à les renier…

Or pour se sentir mieux dans son quotidien il est essentiel de pouvoir et de savoir accueillir ses émotions pour mieux les vivre !

Vous voulez savoir pourquoi et comment, alors suivez-moi, je vous en dis plus dans ce podcast consacré cette semaine à « Accueillez vos émotions sans complexe »

Les émotions, des réactions spontanées biologiques à reconnaitre …ou à connaitre

Chaque individu dispose de 4 émotions fondamentales dites primaires : la peur, la colère, la tristesse et la joie.

De nombreux ouvrages décrivent des émotions supplémentaires dont le nombre varie selon différentes « nuances  », mais 4 est un chiffre important à retenir

Ces émotions résultent d’une réaction corporelle, totalement biologique (comme peut l’être le stress), face à un stimulus extérieur. C’est le kit de survie de l’être humain.

Une des erreurs courantes est de vouloir contrôler ou maîtriser ces émotions primaires.

Elles sont le fruit du cerveau reptilien, inconscientes donc totalement ingérables.

La volonté et la motivation ne peuvent rien contre ce processus purement biologique

A partir des 4 émotions fondamentales vont naitre spontanément 3 mécanismes comportementaux « défensifs » :

  • La peur qui engendre spontanément la fuite ou l’envie de fuir
  • La colère qui génère la lutte
  • La tristesse qui entraine le repli sur soi

Ces comportements sont 3 mouvements corporels qui vont permettre de mettre l’individu à l’abri du « danger perçu ».

Ils vont être intégrés dans la « mémoire du corps » et vont permettre à chacun de s’adapter face aux stimuli extérieurs. Ce mécanisme a été démontré par le Professeur Henri Laborit dans les années 1970.

Quelques exemples :

  • Si un jour vous avez été mordu(e) par un chien…Si vous en recroisez un vous aurez envie de changer de trottoir pour fuir.
  • Si vous avez connu(e) une forme de violence répétitive, vous pouvez avoir tendance à être agressif avec les autres. C’est une forme de lutte de votre part
  • Si vous avez été humilié(e), rabaissé(e) par une personne dans le passé, le souvenir de cette personne peut être « ravivé » par d’autres qui ont des comportements similaires.

Vous n’avez alors qu’une envie vous faire le plus discret(e) possible, en situation d’évitement.

Suite à ce mécanisme spontané, le cerveau réfléchi incarné par le néocortex va entrer en jeu.

Il s’agit de la couche de substance grise très développée de notre cerveau qui forme les hémisphères cérébraux.

On parle du système 2 en opposition au système 1, représenté par le cerveau archaïque, reptilien vestige de notre évolution.

Ce système 2 va chercher à maintenir au maximum dans le temps cet état de protection obtenu suite au danger dépassé.

Il va ainsi créer des représentations mentales, comme des schémas à reproduire : ce sont les croyances construites suite aux expériences de vie.

Selon les expériences vécues et les réactions associées, chacun mettra en place dans sa vie des croyances et des représentations.

En coaching, le travail sur les croyances est une des bases pour apprendre à mieux se connaitre et à comprendre les émotions générées par rapport à son vécu.

S’il ne faut pas chercher à contrôler ses émotions, fruits d’une réaction spontanée biologique, il est cependant intéressant de savoir les identifier, les reconnaitre pour mieux comprendre ce qui est touché chez vous.

Renier ou vouloir contrôler vos émotions ne les fera pas disparaitre et ne va pas régler votre état, bien au contraire.

En niant vos émotions elles vont se diriger vers l’intérieur de votre être, touchant votre santé physique et développant, au-delà d’un mal-être des douleurs physiques.

C’est le principe même de la psycho-somatisation.

Quelques exemples :

  • Douleurs dans le dos, lumbago, sciatique (« en avoir plein le dos ») : poids des responsabilités, accumulation de la charge de travail, problèmes personnels…Tout comme les douleurs aux épaules traduisent un fardeau émotionnel.
  • Douleur de cou (transition entre la tête et le corps): difficulté à traduire ses idées en actes. Les torticolis sont le signe d’un conflit entre les désirs et la réalité.
  • Douleurs musculaires (manque de souplesse, de flexibilité) : refoulement des émotions trop contrôlées…
  • Troubles digestifs, impact sur l’estomac : « difficulté à digérer des événements » avec développement de troubles hépatiques.
  • Douleur de dents (rage de dent, douleur de gencive) : « difficulté à prendre des décisions », à prendre la parole dans sa vie.
  • Douleurs aux mains (tensions, douleurs, rigidité) : difficulté à donner, à prendre ou recevoir car la volonté de contrôle et de maîtrise est plus forte.
  • Douleurs aux hanches ou aux genoux : « du mal à aller de l’avant », avec un blocage dans la mobilité.
  • Maux de tête, céphalée de tension (stress) avec douleurs au niveau de la nuque, aux tempes et au front …

En cas de maux persistants il est bien sûr nécessaire de consulter car cela peut cacher une maladie réelle à ne pas négliger.

Lorsque votre corps s’exprime, encore vous faut-il l’écouter.

Les tensions intérieures peuvent être un reflet plus profond de vos émotions !

Comment accueillir ses émotions au mieux

Face à ce processus ingérable, il est essentiel de savoir accueillir vos émotions pour ne pas développer de mal-être et des frustrations à moyen et long termes.

Face aux « tempêtes émotionnelles » que vont obligatoirement créer les stimuli extérieurs (personne ne peut y échapper), un process en 5 temps peut vous aider pour les accueillir au mieux

Dans un premier temps – Acceptez une pause post émotion une fois qu’un stimulus extérieur vous bouscule : faites 2 minutes de break pour vous observer.

Etes-vous dans la peur, la colère, la tristesse ou la joie ? Pourquoi ressentez-vous cela ?

Dans un second temps – Prenez conscience de votre discours mental : les croyances qui arrivent à votre esprit conscient c’est-à-dire ces petites phrases toutes faites et qui vous ont « construit(e) »…Par exemple :

  • Dans la vie, il vaut mieux ne pas se mêler des choses
  • De toute façon les gens sont tous méchants
  • On ne fait jamais attention à moi

Dans un troisième temps – Connectez l’émotion au mécanisme corporel primaire.

Êtes-vous plutôt dans une réaction de fuite, de lutte ou de repli sur vous.

Dans un 4ème temps recentrez-vous sur vous-même en reprenant un flux calme par une respiration consciente.

Cela va vous aider à reprendre vos esprits et à vous sentir moins bousculé(e) sans renier ce que vous avez ressenti.

Notez votre mécanisme sur un carnet pour une prise de conscience active : Prenez le temps de le faire, une fois que vous avez identifié et compris ce schéma qui peut se révéler répétitif

Acceptez votre degré de sensibilité avec bienveillance. Vous pouvez être plus ou moins sensible, et cela peut vous faire souffrir.

Sachez accueillir votre sensibilité comme une fenêtre pour percevoir avec plus de nuances les stimuli extérieurs.

Soyez vous-même sans complexe !

Il n’est pas évident de reconnaitre et d’accueillir seul(e) ses émotions. Besoin d’aide pour vous accompagner et aller plus loin ? Je suis là pour vous !

Je vous retrouve la semaine prochaine avec un nouveau contenu à découvrir !

D’ici la bonne semaine et surtout restez à l’écoute de « En ligne » le podcast d’ATALIGNE »