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Chacun est différent dans ses réactions et sa communication aux autres en situations stressantes, de par son histoire personnelle et sa capacité à gérer ses émotions.

Pour bien réagir au stress, il est essentiel de bien se connaitre et de connaitre son « mode de fonctionnement».

Ceci est utile pour adapter son regard et son attitude face aux situations vécues, pour réussir à prendre du recul, et également pour mieux communiquer avec d’autres personnes potentiellement stressées.

Quoi de mieux que de savoir repérer son principe de fonctionnement, d’en connaitre les ressorts pour mieux les décrypter et ne plus les subir ? Et quoi de plus enrichissant que d’avoir compris le fonctionnement de l’autre pour établir une meilleure communication, malgré le stress environnant !

Vous avez envie de connaitre les profils clés en situation de stress et vous désirez mieux interagir avec eux ?

 1 – Les trois grandes réactions au stress à reconnaitre

Le stress

 

 

 

 

 

 

 C’est l’hypothalamus (situé dans les territoires « reptiliens » de notre cerveau) qui enclenche les processus instinctifs et génétiquement programmés de stress.

Les personnes peuvent réagir selon trois stratégies très différentes de stress qui fonctionnent en cascade : la fuite, la lutte puis l’inhibition d’action.

Ces trois réactions prennent le relais les unes après les autres, en fonction du succès ou de l’échec des tentatives mises en place pour échapper au danger perçu. Ces modes de fonctionnement sont appelés les « états d’urgence de l’instinct », définis par le neurobiologiste Henri Laborit (Biologie comportementale et Physiopathologie).

La fuite

La personne stressée ressent de l’anxiété, son cœur s’emballe, elle a un comportement agité. Ses mains sont moites. Elle a le regard fuyant, peut avoir des plaques rouges qui apparaissent sur son visage. Elle peut ressentir une forme de perte de repère qui l’angoisse de plus en plus et la rend fébrile, avec une grande perte de moyens physiques et psychiques.

En l’état, la personne préfèrerait la fuite comme mode de repli plutôt que l’affrontement de la situation. Elle se renvoie des injonctions négatives du type « Je ne peux pas le faire, je veux plutôt m’échapper ».

Nous pouvons tous ressentir cet état lors de présentations « orales », de réunions importantes, de soutenance face à un auditoire conséquent où malencontreusement la fuite ne se révèle pas possible ! Bonjour alors la voix qui tremble, le sentiment de confusion, les pieds qui s’agitent nerveusement et une forme de perte de contrôle de soi.

La lutte

Il s’agit d’une réaction violente aux situations stressantes, quand il apparait impossible de fuir. Elle se caractérise par une forme d’agressivité défensive. Colère, susceptibilité, énervement sont souvent les premiers signes à noter. La personne aura tendance à s’empourprer, à être brusque dans ses réactions, à avoir un regard noir et figé, une voix forte et une importante tension musculaire du haut du corps.

Elle veut en réalité donner l’impression d’être la personne la plus forte face à la situation.

L’inhibition d’action

Cette fois, la personne va se sentir découragée, triste face à la situation, s’infligeant des messages négatifs « Je n’y arriverai jamais ». Physiquement elle aura le teint pâle, les lèvres grises, avec une sensation d’oppression thoracique très forte. Elle pourra se sentir molle, les traits du visage « tirés » vers le bas, comme si elle souffrait d’une grande fatigue.

Elle va beaucoup soupirer, avec une forme d’incapacité à agir et aura tendance à faire la « morte » face à la situation vécue.

2 – Comment agir pour désamorcer le stress et mieux communiquer ?

Désamorcer le stress

 

 

 

 

 

 

 

 Les études montrent que dans nos sociétés modernes, dans 90% des cas, les réactions au stress n’ont pas de cause externe réelle. Ce sont nos pensées et notre perception cognitive du monde environnant qui provoquent ces réactions « incohérentes » et « contradictoires ».

Face aux trois stratégies du stress, il est intéressant, au-delà de les reconnaitre, de réussir à rassurer les personnes dans ces différents états pour mieux « communiquer » avec elles.

Réussir à désamorcer les situations de stress permet, en effet, d’améliorer le mode relationnel, rendant les situations constructives et moins traumatisantes. Ceci évite des incompréhension de communication entre deux personnes qui ne perçoivent pas la situation environnante de la même façon.

La personne qui rêverait de prendre la fuite

Pour les personnes qui sont en mode fuyant, le ressort principal est un fort besoin de réassurance.

Dans des situations stressantes, plutôt que de renforcer la pression en adoptant une attitude vindicative, de questionnement direct et un peu brutal, il faut savoir adopter un mode de communication plus doux, laissant la place à l’expression ouverte et fluide.

En effet rien ne sert de renforcer la pression par des phrases du type « Qu’est-ce que tu attends pour agir, pour démarrer, pour y aller… », alors qu’en face la personne n’a qu’une seule envie « être ailleurs » et partir en courant !

Il sera de bon ton d’éviter les rappels aux obligations, à une forme de jugement, voire de morale et de comparaison « Moi si j’étais toi, je ferai cela » …. Vous n’êtes pas l’autre !… Il est plus pertinent de chercher à dédramatiser la situation par une attitude détendue, ouverte, conciliante et réconfortante. L’idée est même de laisser l’impression d’une « issue de secours » : « Nous ne sommes pas pressés, cela peut attendre quelques instant »…pour redonner du champ à l’autre, et la sensation qu’elle est capable de reprendre en main sa situation.

Pour l’aider, n’hésitez pas à faire appel aux techniques de respiration et de détente. Pensez également au petit verre d’eau : rien ne vaut une pause de deux minutes pour repartir plus serein.

La personne qui lutte

Face à ce genre de réaction de stress, mieux vaut ne pas contredire la personne concernée. Il ne faut surtout pas lui couper la parole en pleine « crise de stress », même pour essayer d’avoir raison à tout prix. Cela ne ferait que jeter de l’huile sur le feu. En effet ce mode réactionnel vise à chercher à impressionner pour démontrer le contrôle la situation : être entendu, avoir raison, intimider les autres. Toute réponse qui pourrait positionner la personne en état d’infériorité aurait un résultat dramatiquement explosif !

Nous éviterons donc des phrases du type « Calmez-vous, arrêtez de vous énerver » sans effet. Il faudra rester très calme et surtout savoir écouter, de façon empathique.

Nous donnerons même raison sur un point à la personne pour éviter de la bloquer complètement « Je vous comprends sur ce point, dans cette situation ». L’objectif sera ensuite de mieux avancer dans le dialogue, une fois la colère passée, et de réussir à dédramatiser la situation. Dès lors pourra s’engager une communication plus apaisée et constructive.

La personne inhibée dans l’action

Dans cette situation la personne a un fort besoin de protection et d’accompagnement.

Plutôt que de devoir gravir « la montagne », elle doit pouvoir imaginer les « marches » à franchir une à une, sous peine de ne même pas tenter l’aventure. Elle ne cherche pas à réussir seule, elle est en quête d’une aide extérieure importante, comme si son corps tout entier criait « Aidez-moi, je ne suis pas à la hauteur de ce que j’ai à faire ».

Il est donc important de réagir en empathie avec elle, en lui apportant un réel soutien sans la « secouer » ni la traumatiser. Il sera bon d’éviter les « Allez courage, tu vas y arriver ! ». Plus nous allons vouloir lui « faire violence » et la pousser à agir seule, plus nous risquons de la voir tout simplement s’effondrer : larmes, tristesse proche de la déprime.

Sans rentrer dans une forme d’infantilisation (ce n’est pas un enfant qu’on va consoler !), l’écoute empathique, une proposition d’aide, un petit coup de main pour avancer sont de bons moyens pour faire évoluer positivement la situation.

Selon le contexte du moment, tout le monde peut vivre une des trois réactions décrites. Pour chacune des situations rencontrées, dans une équipe ou un groupe, il est important de mieux comprendre les ressorts des personnes pour éviter qu’elles ne retombent sans cesse dans les mêmes réactions « émotionnelles ». Il sera important d’analyser et de comprendre leur mode émotionnel principal pour les aider et mieux communiquer avec elles.

Le coaching individuel est une aide non négligeable pour permettre à chacun de mieux comprendre son mode de fonctionnement en situation de stress. Cette approche aide à lever les blocages profonds pour atteindre ses objectifs professionnels et personnels.

Si vous souhaitez échanger avec moi, n’hésitez pas à me contacter !

ATALIGNE, c’est à la fois du coaching individuel auprès des particuliers et aussi des entreprises.