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Lien d’écoute vers le podcast 

Je suis débordé(e), j’ai trop à faire, je ne m’en sors pas, ça n’avance pas comme je le voudrais, je ne vois pas de solution possible !

Voilà des phrases que beaucoup de femmes et d’hommes peuvent avoir envie de crier sur les toits dans les moments de pression au quotidien !

Et si ces « warriors dans l’âme », pour qui tout doit être géré uniquement par eux et souvent de façon « parfaite », n’arrivaient juste pas à demander un peu d’aide ?

Vous vous reconnaissez dans ce mini-portrait ou bien vous connaissez autour de vous des personnalités qui ont du mal à déléguer, à demander des coups de main finissant dans des états d’épuisement personnel ?

Alors suivez-moi, je vous en dis plus dans ce podcast consacré cette semaine à « Osez demander de l’aide »

Pourquoi est-il si difficile de demander de l’aide aux autres ?

« Peux-tu m’aider s’il te plait », «J’ai besoin de toi pour m’aider »…ces petites phrases anodines peuvent poser de véritables blocages pour de nombreuses personnes…Pourquoi cela ?

Selon moi, trois origines (que j’appellerai croyances) peuvent se télescoper et se conforter les unes avec les autres

  • La première croyance est nourrie d’une peur profonde du rejet, du refus par l’autre: « la personne va refuser de toute façon si je lui demande»,
  • La seconde croyance se teinte de peur du jugement de l’autre, de l’image projetée « la personne risque de me juger… » et de « mal me juger, de me trouver pénible, de me trouver sans intérêt, pas très malin ou maligne»
  • La dernière est quant à elle nourrie d’une peur de montrer des faiblesses à son entourage  : « je ne suis pas assez fort ou forte pour le faire seul(e), je suis vulnérable»

Quelle que soit la croyance prise en considération, elles sont toutes nourries des peurs primaires de rejet, du regard de l’autre dont j’avais parlé sur « les peurs limitantes » et « l’origine des peurs dans l’enfance » sur la chaine Youtube d’Ataligne.

La première peur de tout être humain est en réalité de ne pas être aimé et cette peur nourrit toute les autres dont également celle du regard de l’autre porté sur soi, englobant des notions telles que l’image de soi, la confiance en soi voire l’estime de soi…

Si l’autre ne me trouve pas « assez » fort, « assez bon », bien « comme il faut », il ne m’aimera pas et me rejettera de toute façon.

Or par cette attitude nous projetons sur l’autre notre vision des choses, en cristallisant sur le « non » comme réponse à venir face à la demande d’aide extérieure.

Ces pensées poussent à des comportements qui isolent et qui font souffrir :

On ne demande rien, on reste dans son coin et de toute façon, si on ne demande rien, on aura rien, c’est logique !

En étant isolé on se conforte dans l’idée que de toute façon on aura jamais de coup de main et on renforce ses « messages et croyances » négatives. C’est une boucle qu’on valide finalement tout seul et par soi-même et qu’il devient difficile de briser sans accompagnement psychologique ou de coaching.

C’est humain, alors ne vous en « voulez pas si vous vous reconnaissez dans cette pratique »

Vous avez-envie de changer cela et d’évoluer alors écoutez bien ce qui va suivre…

Comment vous sortir de cette situation ?

Il est important d’identifier et de comprendre ce qui vous bloque dans la demande et la communication avec l’autre…Qu’est-ce qui au fond de vous fait que vous avez autant peur de cette demande d’aide extérieure.

Posez-vous sincèrement et très honnêtement la question : de quoi ai-je réellement peur? depuis quand ai-je cette peur ? par quoi est-elle nourrie ?

Chacun est riche de son histoire personnelle qui n’est pas toujours un « fleuve tranquille ». Les messages entendus par des personnes référentes ont pu marquer au fer rouge une partie de vous-même entrainant des comportements à l’âge adulte totalement « conditionnés ».

Il est important de mener une introspection personnelle pour mieux vous comprendre, vous connaitre réellement, même si cela peut paraitre douloureux parfois.

Le passé est le passé et ne sera pas changé. Vos « comportements » peuvent être travaillés d’autant plus s’ils peuvent vous apporter du « mieux-être » et un soulagement face à une trop grande pression et charge personnelle

Demander de l’aide présente de nombreux avantages et bienfaits dans vos relations aux autres

Demander de l’aide aux autres est une capacité à reconnaitre vos propres « limites », dans le bon sens du terme : personne n’est un super-héros et même certains avaient leur point de faiblesse, comme par exemple Achille et son célèbre talon 😊 Alors sachez reconnaitre votre « humanité » et vos propres limites !

Dites-vous qu’en demandant de l’aide vous allez au contraire initier une relation valorisante vis-à-vis des personnes à qui vous exprimez vos besoins : vous estimez qu’elles peuvent vous aider, donc vous leur reconnaissez des qualités, et cela va renforcer vos liens sociaux.

Vous acceptez de vous montrer avec vos faiblesses et cela va vous rendre plus « sincère », « authentique », non drapé(e) dans un faux jeu de « moi je sais tout faire et je le fais seul(e)»…Au fond personne n’est dupe et la vision de votre fatigue et la pression que vous vous infligez au quotidien sont beaucoup plus claires aux yeux des autres que ce que vous ne pensez !

Comment mettre la demande d’aide en pratique dans votre quotidien

Pour réussir à demander de l’aide il va falloir lister le champ de vos besoins. Donc vous l’aurez compris, listez ce qui vous parait insurmontable au quotidien !

Le plus simple est de dresser votre To Do dans un carnet et de classer les tâches en toute objectivité entre

  • ce qui doit être impérativement fait rapidement et par vous exclusivement
  • et ce qui peut être « laissé » aux autres (pensez à l’outil de la matrice d’Eisenhower de la semaine dernière)

Commencez par demander de l’aide sur des petites choses, des choses simples : le but au démarrage est d’oser demander et d’initier un nouveau mécanisme dans votre comportement habituel ! et oui une routine doit se casser or vous avez pris l’habitude de fonctionner d’une certaine manière ! Il faut donc vous entrainer comme le ferait un sportif qui se remet au sport après une longue période d’interruption.

Soyez « ferme » dans votre demande (ne vous excusez pas de demander par exemple). Pour cela si nécessaire mettez-vous en condition

  • En amont de votre demande, visualisez la scène de façon positive : cela vous aidera à le faire. Les sportifs de haut niveau utilisent beaucoup cette technique pour réussir!
  • Expliquez ensuite le plus factuellement possible votre situation et votre besoin à la personne qui va vous aider : vous manquez de temps, le dossier est complexe, vous n’y arrivez pas…Adaptez le message à votre situation vécue et détendez-vous : cela va bien se passer !
  • Choisissez une personne que vous estimez bienveillante: inutile de demander de l’aide à Monsieur ou Madame Ronchon qui dit non à tout et tout le temps, vous vous lancerez des défis challenge plus tard ….Pour débuter il s’agit de trouver la bonne personne avec qui communiquer ! Utilisez des « relais de confiance » c’est important pour démarrer.
  • Une fois votre demande faite, notez vos émotions ressenties, ce que cela vous a apporté
    • Si cela a été difficile : en quoi ? pourquoi ? cela va vous aider à mieux vous comprendre
    • Si cela vous a soulagé : tant mieux, c’était le but non ?
  • Répétez l’exercice dans le temps et tentez au fur et à mesure des demandes un peu plus « complexes » à vos yeux, vous verrez vous y arriverez aussi

Besoin d’aide pour vous accompagner et aller plus loin ? Je suis là pour vous !

Je vous retrouve la semaine prochaine avec un nouveau contenu à découvrir pour gérer sereinement votre rentrée !

D’ici la bonne semaine et surtout restez à l’écoute de « En ligne avec ATALIGNE »