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Ils ont différents profils et pourtant, ils ont en commun le don de créer chez leurs interlocuteurs des frustrations, de l’agacement, de la colère, voire de la tristesse.

Que ce soit dans la vie personnelle, sociale, amoureuse, professionnelle il est parfois difficile de leur échapper ou de les repérer immédiatement.

Il s’agit de personnalités dites difficiles ou complexes, à distinguer des personnes atteintes de troubles de personnalités pathologiques.

Cet article vise à vous présenter quelques grands profils pour mieux vous aider à les repérer, les comprendre et ainsi savoir comment réagir.

Qu’est-ce qu’une personnalité dite difficile ou complexe ?

Personne qui est agacée

Par définition, une personne dite difficile est celle qui a du mal à s’adapter aux changements. Elle se révèle ainsi rigide, figée dans ses comportements et interactions avec les autres.

Elle est décrite comme une personnalité marquée, reconnaissable par ses réactions parfois redoutées ou agaçantes pour les autres.

Dans cet article il ne s’agit pas d’aborder les parties thérapeutique et clinique qui sont d’un autre registre.

Il est question de faire le point sur des traits de personnalités qui peuvent vous énerver ou vous blesser dans votre famille, votre couple, votre vie sociale et votre vie professionnelle.

Parce que ces personnes sont bien souvent en souffrance, il est intéressant de les présenter pour vous aider à mieux les comprendre et ainsi vous permettre d’adopter la bonne attitude en retour.

Voici 5 grands profils clés que vous avez peut-être déjà croisés un jour au cours de votre vie.

Sans être totalement exhaustifs, ces grands portraits visent à vous aider à être plus attentif aux caractéristiques, aux réactions générées et donc à mieux faire face.

L’autoritaire qui a toujours raison

L'autoritaire qui a toujours raison

Peu à l’écoute et peu empathique, le « j’ai toujours raison » est très autocentré, nourri d’une peur profonde : la perte de contrôle.

Très susceptible, il supporte mal la critique ou la contradiction qu’il prend comme une attaque personnelle. Sa réaction n’en est que plus vive et virulente, ses foudres tombent alors sur autrui pouvant laisser de violentes empreintes. Parfois un peu simpliste dans son registre (pour ou contre lui), il est rapidement dans des échanges compliqués et clivants avec les autres (ses alliés et ses ennemis).

A l’origine de ce caractère a priori impétueux et autoritaire : un grand manque de confiance en soi, avec, à l’origine, un enfant très certainement peu rassuré dans ses premiers choix par ses parents. Il est devenu un adulte très vulnérable.

Des clés pour échanger avec un(e) autoritaire qui veut avoir le dernier mot:

  • Avant tout éviter l’affrontement car être direct(e) avec ce genre de personnalité équivaut à jeter de l’huile sur un feu et ainsi à embraser inutilement le débat.
  • Le rassurer et le conforter dans le fait que vous allez écouter son avis. Donner de la valeur à ses idées le rendra confiant et donc plus enclin à un échange.
  • Rester calme et poser ses limites en indiquant clairement la fin de l’échange si cela n’aboutit pas, quitte à remettre la discussion à plus tard.

L’hyper-ego

L'hyper ego

Avec une très haute vision d’elle-même cette personnalité se met facilement sur le devant de la scène, même si elle n’a pas la légitimité du travail accompli. Au demeurant sympathique, elle sait comment s’y prendre, mais elle peut vite devenir antipathique pour son entourage proche.

Et pour cause ! Elle aura cette capacité, sans scrupule apparent, de s’attribuer le mérite du travail fait par les autre tout en faisant preuve de théâtralisation . Elle occupera ainsi énormément de place, fera preuve parfois d’égoïsme et n’hésitera pas à faire du vide autour d’elle pour éviter un « effet d’ombre ».

Au fond cette personnalité est très malheureuse puisqu’elle souffre d’une fissure de l’enfance, d’un manque d’attention et de confiance, qu’elle surcompense par cet égo dévastateur pour l’entourage. Et bien souvent, même si sa dimension manipulatrice peut faire de l’effet un certain temps, ses compétences peuvent être remises en question. A trop fanfaronner et à faire du mal au passage, cela finit par se ressentir.

Des clés pour échanger avec un(e) hyper-égo :

  • Manquant d’estime d’elle, cette personnalité a besoin de se sentir aimée pour écouter et faire attention aux autres
  • Il faut savoir mettre ses limites et se protéger de cette personnalité qui n’hésitera malheureusement pas à vous pousser dans l’escalier si vous lui faites trop d’ombre.
  • Il est nécessaire d’avancer prudemment et surtout de ne pas se confronter à elle : à malin, malin et demi, le factuel est un bon argument de protection pour échanger.
  • Il faut prendre ses distances si l’échange devient impossible. L’ego et l’hyper-narcissisme ne sont pas de bons maitres, ne souffrez pas des éclaboussures !

L’angoissé(e) de service

L'angoissée

Tout parait risqué pour cette personnalité. Une prise de décision l’amène forcément à une forme de « saut dans le vide » avec son lot de difficultés imaginaires sous-jacentes.

Si l’anxiété peut toucher tout le monde de façon ponctuelle, cette émotion devient permanente chez l’angoissé(e) qui projettera sur toute situation nouvelle et inconnue une prise de risque avec toutes les difficultés à gérer.

Cette tension permanente que l’angoissé(e) s’impose peut devenir une « peur sans objet » le poussant à tout anticiper de façon systématique. Mal à l’aise dans l’imprévu, cette personnalité à tendance perfectionniste, devra être entourée et rassurée dans des situations d’urgence.

L’angoisse a souvent une origine dans l’enfance, du fait d’un environnement parental surprotecteur : « Attention, tu vas tomber », « Attention tu vas prendre froid », « Attention ne touche pas cela, tu vas te faire mal… ».

Le résultat : un adulte anxieux pour qui tout est synonyme de risque dans sa vie personnelle et professionnelle.

Des clés pour échanger avec un(e) angoissé(e) :

  • Faire prendre du recul par rapport à la situation vécue, sous un autre prisme, avec différentes solutions possibles, réalistes et non catastrophistes.
  • Réussir à établir une pause dans l’emballement de l’angoissé(e) : la respiration et la sophrologie peuvent aider à travailler cette anxiété.
  • Rationnaliser et factualiser la situation pour démontrer l’absence de danger réel, sans pour autant materner.
  • Se protéger soi-même par des moments de « pause » dans cette interaction car l’angoisse peut devenir contagieuse. Il faut parfois savoir dire STOP si l’échange n’évolue pas de façon constructive.

La victime permanente

La victime permanente

Pour éviter de faire face à une situation ou d’assumer ses responsabilités, cette personnalité a tendance à se victimiser, en rejetant systématiquement la faute sur les autres, sur le contexte ou sur son environnement personnel ou professionnel.

C’est un appel à l’attention des autres, source d’une insécurité, souvent nourrie par des parents surprotecteurs. De ce fait, la recherche de ressources internes a été peu développée.

L’adulte devient geignard, plaintif sans faire d’effort pour s’en sortir, puisque finalement les autres feront à sa place ou trouveront une solution à son problème. Très énergivore et vampirisant il faut savoir s’en protéger et mettre ses limites.

De nature assez impuissante, cette personnalité peut générer une mauvaise ambiance et se retrouver vite isolée car elle aura lassé son auditoire à force de petites phrases du type  « Personne ne me comprend », « Je suis malheureux(se) », « Ce dossier était trop compliqué pour moi » , « Cette entreprise ne me correspond pas »…

Des clés pour échanger avec une victime permanente :

  • La prise de recul et l’objectivité sont les clés pour remettre du vrai dans la situation. La factualisation des réussites est une aide pour faire face à son manque d’estime.
  • Une fois ce premier pas réalisé, il faut lui faire prendre conscience de sa part de responsabilité : un accompagnement est utile pour faire ce constat.
  • Mettre ses limites dans ses échanges pour ne pas attiser sa dépendance affective. Il ne faut surtout pas materner ce type de profil.
  • L’aider à accepter que tout ne soit pas dans son sens, sans que cela ait de connotation négative.
  • Lui apprendre à voir la vie du bon côté et de façon positive est une porte de sortie aux schémas mis en place.

L’indécis(e) girouette

L'indécis girouette

Le dernier qui a parlé a raison. Incapable de prendre une décision, cette personne va tendre à demander l’avis de plusieurs autour d’elle pour finalement se laisser influencer à chaque opinion, sans jamais réellement statuer.

Au final, c’est un désastre car cette personnalité se situe dans un flou total, nourrie par une peur d’échouer, de déplaire ou une peur d’être critiquée pour ses mauvaises prises de décisions.

La personne indécise, manquant fortement de confiance en elle, sera engluée dans un statu quo, incapable de choisir une des options. L’immobilisme, les délais sans fin et l’échec final marqueront sans doute son chemin.

Des clés pour échanger avec un(e) indécis(e) girouette :

  • Il faudra éviter autant que possible de donner des conseils et des avis qui lui offriront davantage de choix sans issue possible.
  • Ne pas prendre de décision à sa place mais au contraire le rassurer sur sa capacité de prise de décision et de responsabilité
  • Prendre le temps d’analyser, de clarifier la situation vécue pour faire apparaitre un chemin simple et accessible, sans démultiplier les options possibles.
  • Lui laisser le temps d’agir en acceptant ses choix personnels.

Vous souffrez de mauvaises relations avec ce type de profils dans votre entourage ? N’hésitez pas à me contacter pour en échanger et vous faire accompagner dans votre démarche de mieux-être.

Ces personnes difficiles peuvent avoir des effets très néfastes sur leur entourage, il est donc important de pouvoir en parler pour faire le point et réagir au plus vite.