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Le fait de parler en public peut générer des états variables selon les personnes : du trac qui stimule jusqu’à la peur véritablement bloquante.

Cette pratique n’est ainsi pas anodine et relève pour beaucoup d’une réelle performance, voire d’un véritablement dépassement de soi.

Pourtant derrière la peur de parler en public se cachent des besoins ou des craintes enfouies qu’il est utile de connaitre pour mieux les combler ou les dépasser.

Ce sujet vous interpelle ? Je vous invite à prendre quelques minutes pour découvrir quels sont les ressorts impliqués !

1/ Parler en public, une peur principalement nourrie du regard des autres

Peur nourrie du regard des autres

Une peur que beaucoup connaissent et qui est souvent décrite par les symptômes physiques qu’elle engendre : le cœur qui s’emballe, la bouche sèche, la parole hésitante ou tremblante, le souffle court avec parfois une sensation de manquer d’air…

Selon le psychiatre et psychothérapeute Frédéric Fanget plus de six Français sur 10 souffriraient de cette peur de parler en public. Pour une minorité de la population, 3 à 5%, cela deviendrait une véritable phobie sociale, totalement paralysante.

Derrière cette peur de s’exprimer oralement devant les autres, trois grandes sources clés sont identifiées et décrites :

  • L’anxiété de la performance, dont peuvent souffrir beaucoup d’étudiants ainsi que les personnes surdouées. Elle est liée à la peur de l’échec et se manifeste principalement face aux situations d’évaluation où le jugement des autres peut être mis en jeu : examens écrits ou oraux.

La dose de stress devient tellement élevée qu’elle en est paralysante, s’accompagnant de nombreux maux physiques et somatiques.

  • La crainte de ne pas être à la hauteur par rapport à de trop fortes auto-exigences. Souvent dénommée « syndrome de l’imposteur », cette crainte traduit un manque de confiance en soi qui nourrit l’inquiétude de ne jamais être assez bien. Les perfectionnistes atteints de cette crainte redoutent fondamentalement les critiques, et pour les éviter se mettent une pression énorme pour toujours faire mieux en public. Cette pression permanente peut d’ailleurs les mener au burn out.
  • Le besoin de reconnaissance au travers du regard des autres souvent nourri dans l’enfance. Ce besoin clé pour beaucoup traduit finalement une peur de manquer d’amour. Parler en public avec cette peur de ne pas susciter d’intérêt, d’attraction, de valorisation est une blessure profonde nourri par une estime de soi fragile.

Les sources de toutes ces peurs, apparues souvent dès l’enfance, se retrouvent souvent renforcées par la pression éducative et sociale. En effet, l’exercice de l’exposé oral apparait très tôt dès l’école primaire pour ne faire que se développer dans la vie professionnelle.

Même si handicapante dans le quotidien, dès lors qu’elle est identifiée cette peur peut être travaillée pour être surmontée !

Même si très bloquante, la peur de parler en public n’est pas forcément définitive. Il s’agit surtout de savoir la dompter dans le temps.

2/ Et si vous avanciez pas à pas

Avancer pas à pas

Je préconise toujours un travail en douceur, en bienveillance et pas à pas pour surmonter sa peur de parler en public.

Face à une peur profonde rien ne sert de faire usage de violence à son propre égard, sauf si l’objectif est de bloquer définitivement la personne !

En coaching il est donc important de déterminer quelle est la source de cette peur du regard de l’autre ou l’origine de la quête de la performance : des parents exigeants, une absence de reconnaissance, des jugements « violents » induits par de petites phrases insidieuses (les fameuses croyances bloquantes)… qui ont tous nourris un terrain anxieux.

Le travail d’introspection et de prise de conscience de son passé sont essentiels pour avancer et pour comprendre son mode de fonctionnement psychologique.

Rien n’est le fruit du hasard. Il faut alors avoir le courage de se replonger dans cette enfance qui n’aura malheureusement pas toujours été réconfortante.

Telle une montagne à gravir, il faudra y aller pas à pas : se lancer des mini défis de prises de parole en groupes comme des « jeux » et non plus comme des menaces.

L’objectif est de commencer « petit » :

  • Oser sortir de son état de simple observateur(rice) pour prendre la parole et exprimer son avis au sein d’un groupe réduit : deux à trois personnes pour débuter.
  • Se rendre compte qu’une fois l’échange initié personne ne s’est moqué, n’a jugé et que le dialogue a même été sympathique…
  • Savoir retirer le positif de chaque expérience menée, telles des petites victoires du quotidien qui viennent renforcer la confiance en soi. Il est à mon sens essentiel d’ancrer ses réussites dans son esprit pour pouvoir s’y référer dans des situations plus challengeantes. Ma phrase préférée quand j’avais le trac en entreprise « Tu as réussi à faire cela une fois, tu sauras le refaire »…Et croyez-moi cela marche ! J’ai beaucoup partagé cette petite phrase autour de moi et j’ai toujours les mêmes retours : c’est vrai ! Le tout est d’oser franchir le pas une fois !

Pour bien parler en public il faudra de la préparation : on ne passe pas du stade « taiseux » au grand orateur du jour au lendemain. En mettant toutes les chances de son côté on ne peut que progresser. Face à des présentations à grand enjeu personnel, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner :

  • Préparer son argumentaire, sa présentation orale et répéter en amont devant un public bienveillant constitué d’amis ou même d’un coach.
  • Utiliser la respiration pour se détendre et réussir à mieux vivre le stress qui peut gagner en cours de présentation orale : de nombreuses techniques respiratoires existent utilisées en sophrologie, en yoga. Les connaitre n’est pas inutile dans le quotidien !
  • Rythmer son intervention en jouant la carte de l’interactivité pour ne pas se retrouver rapidement à bout de souffle !

Savoir faire vivre une présentation évite de se retrouver en permanence sur le « front ». Cela peut aider à détourner l’attention et à détendre l’atmosphère générale.

  • S’accorder le droit à l’erreur en faisant preuve d’indulgence à son égard : on est toujours le juge le plus dur envers soi.

Il faut savoir faire taire ses petites voix auto-harceleuses.

  • Savoir se féliciter d’avoir osé, d’avoir parlé : même si cela n’était pas parfait, le pas a été franchi et c’est déjà beaucoup.

C’est grâce à la pratique et à l’expérience que l’art de parler en public vient au fur et à mesure !

Pour avoir été une traqueuse avant les prises de parole et pour l’avoir dépassé, de par ma connaissance de l’entreprise, je peux vous accompagner dans la démarche de surmonter la peur de parler en public !

Si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à me contacter, ATALIGNE est là pour vous aider.